Présentation

Evangelii Nuntiandi - Paul VI

« Mais Jésus réalise cette proclamation par d'innombrables signes qui font la stupeur des foules et en même temps les entraînent vers lui pour le voir, l'écouter et se laisser transformer par lui»

L'évangélisation dans le monde moderne
Paul VI n°12

 

Mercredi 17 juin 2009

les Samedi 20 et Dimanche 21 Juin 2009

à Ormersviller (Moselle)

 

Ce pèlerinage est en communion avec tous les autres pèlerinages des pères de familles qui ont lieu en France à la même époque (Cotignac, etc.)

Ceux qui le souhaitent peuvent organiser leur propre trajet, seuls ou à plusieurs, en partant d'où et quand ils le souhaitent (dès le vendredi par exemple). Le regroupement est prévu le samedi à 19 h, pour la messe, à la Chapelle Saint Joseph à Ormersviller

(au nord-ouest de Bitche, à la frontière allemande).

Une route est proposée pour tous ceux qui n'ont pas de groupe constitué. Départ de Sarreguemines le samedi matin à 9 h devant la gare (parking facile), et marche de 25 km par le Sentier Mosellan n°1, passant par Gros Rederching et Rimling.

 

Pour tout renseignement complémentaire :

tel :      03 87 63 95 17

mail :   afc-moselle@eveche-metz.fr

                cmdecourcy@orange.fr

 

Programme du pèlerinage :

Samedi  20 juin :

Marche pour tous en direction d’Ormersviller (animation à l’initiative de chaque groupe)

19 h 00: Messe dans la Chapelle dédiée à Saint Joseph.

20 h 00: Repas tiré du sac et installation pour la nuit (venir avec sa tente).

22 h 00: Adoration de nuit pour confier nos intentions, avec confessions.

 

Dimanche 21 juin :

  9 h 00: Fin de l'adoration de nuit et Laudes.

  9 h 30: Enseignement par le Père François-Jérôme Leroy, père du foyer de Charité de Baye (Marne).

11 h 00: Messe avec les familles.

12 h 15: Pique-nique sur place avec les familles.

 

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Samedi 13 juin 2009

ROME, Vendredi 12 juin 2009 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte de l'homélie prononcée par Benoît XVI lors de la messe qu'il a présidée à l'occasion de la fête du Corpus Domini (fête du Saint-Sacrement), le 11 juin devant la basilique romaine de Saint-Jean de Latran.

* * *

« Ceci est mon corps, ceci est mon sang »

Chers frères et sœurs,

Ces paroles que Jésus prononça au cours de la Dernière Cène, sont répétées à chaque fois que se renouvelle le Sacrifice eucharistique. Nous les avons écoutées il y a peu de temps dans l'Evangile de Marc et elles retentissent avec une puissance évocatrice particulière aujourd'hui, en la solennité du Corpus Domini. Elles nous conduisent idéalement au Cénacle, elles nous font revivre le climat spirituel de la nuit lorsque, célébrant la Pâque avec les siens, le Seigneur dans le mystère anticipa le sacrifice qui devait se consumer le lendemain sur la croix. L'institution de l'Eucharistie nous apparaît ainsi comme une anticipation et une acceptation de la part de Jésus de sa mort. Saint Ephrem de Syrie écrit à ce propos : Au cours de la Cène, Jésus s'immola ; sur la croix, Il fut immolé par les autres (cf.Hymne sur la crucifixion, 3, 1).

« Ceci est mon sang ». Ici la référence au langage sacrificiel d'Israël est claire. Jésus se présente comme le sacrifice véritable et définitif, dans lequel se réalise l'expiation des péchés qui, dans les rites de l'Ancien Testament, n'avait jamais été totalement accomplie. A cette expression s'en ajoutent deux autres très significatives. Tout d'abord, Jésus-Christ dit que son sang « est versé pour la multitude » avec une référence compréhensible aux chants du Serviteur, qui se trouvent dans le livre d'Isaïe (cf. chap. 53). Avec l'ajout  - « sang de l'alliance » -, Jésus manifeste en outre que, grâce à sa mort, se réalise la prophétie de la nouvelle alliance fondée sur la fidélité et sur l'amour infini du Fils fait homme, une alliance donc plus forte que tous les péchés de l'humanité. L'antique alliance avait été établie sur le Sinaï à travers un rite sacrificiel d'animaux, comme nous l'avons écouté dans la première lecture, et le peuple élu, libéré de l'esclavage d'Egypte, avait promis d'accomplir tous les commandements donnés par le Seigneur (cf. Ex 24, 3).

En vérité, dès le début, Israël, en construisant le veau d'or, se montra incapable de rester fidèle au pacte divin, qu'elle transgressa même très souvent par la suite, adaptant à son cœur de pierre la Loi qui aurait dû lui enseigner le chemin de la vie. Mais le Seigneur ne manqua pas à sa promesse et, à travers les prophètes, se préoccupa de rappeler la dimension intérieure de l'alliance, et annonça qu'il en aurait écrit une nouvelle dans le cœur de ses fidèles (cf. Jr 31, 33), les transformant par le don de l'Esprit (cf. Ez 36, 25-27). Et ce fut au cours de la Dernière Cène qu'il établit avec les disciples et avec l'humanité cette nouvelle alliance, la confirmant non pas à travers des sacrifices d'animaux, comme cela avait eu lieu par le passé, mais par son sang, devenu « sang de la nouvelle alliance ». Il la fonda donc sur son obéissance, plus forte, comme je l'ai dit, que tous nos péchés.

Cela est bien mis en évidence dans la deuxième lecture, tirée de la Lettre aux Hébreux, dans laquelle l'auteur sacré déclare que Jésus est « médiateur d'une nouvelle alliance » (9, 15). Il l'est devenu grâce à son sang, ou, plus exactement, grâce au don de lui-même, qui donne sa pleine valeur à l'effusion de son sang. Sur la croix, Jésus est dans le même temps victime et prêtre: victime digne de Dieu car sans tache, et prêtre suprême qui s'offre lui-même, sous l'impulsion de l'Esprit Saint, et intercède pour toute l'humanité. La Croix est donc le mystère d'amour et de salut qui nous purifie - comme le dit la Lettre aux Hébreux - des «œuvres mortes», c'est-à-dire des péchés, et elle nous sanctifie en gravant l'alliance nouvelle dans notre cœur; l'Eucharistie, en rendant présent le sacrifice de la Croix, nous rend capables de vivre fidèlement la communion avec Dieu.

Chers frères et sœurs - que je salue avec affection, en commençant par le Cardinal-Vicaire et les autres cardinaux et évêques ici présents - comme le peuple élu réuni dans l'assemblée du Sinaï, nous aussi, nous voulons répéter ce soir notre fidélité au Seigneur. Il  y a quelques jours, en inaugurant le Congrès diocésain annuel, j'ai rappelé l'importance de demeurer, comme Eglise, à l'écoute de la Parole de Dieu dans la prière et en scrutant les Ecritures, en particulier à travers la pratique de la lectio divina, c'est-à-dire la lecture méditée et adorante de la Bible. Je sais que de nombreuses initiatives ont été promues à cet égard dans les paroisses, dans les séminaires, dans les communautés religieuses, au sein des confraternités, des associations et des mouvements apostoliques, qui enrichissent notre communauté diocésaine. Aux membres de ces multiples organismes ecclésiaux, j'adresse mon salut fraternel. Votre présence nombreuse à cette célébration, chers amis, met en lumière le fait que notre communauté, caractérisée par une pluralité de cultures et d'expériences diverses, est façonnée par Dieu comme «son» peuple, comme l'unique Corps du Christ, grâce à notre participation sincère à la double table de la Parole et de l'Eucharistie. Nourris du Christ, nous, ses disciples, recevons la mission d'être « l'âme » de notre ville (cf. Lettre à Diognète, 6: ed. Funk, I, o. 400; voir également LG, 38) ferment de renouveau, pain « rompu » pour tous, en particulier pour ceux qui vivent dans des situations de difficulté, de pauvreté, de souffrance physique et spirituelle. Devenons témoins de son amour.

Je m'adresse en particulier à vous, chers prêtres, que le Christ a choisis afin qu'avec Lui, vous puissiez vivre votre vie comme sacrifice de louange pour le salut du monde. Ce n'est que de l'union avec Jésus que vous pouvez tirer la fécondité spirituelle qui engendre l'espérance dans votre ministère pastoral. Saint Léon le grand rappelle que « notre participation au corps et au sang du Christ ne tend à rien d'autre qu'à devenir ce que nous recevons » (Sermo12, Depassione3, 7, PL 54). Si cela est vrai pour tout chrétien, cela l'est à plus forte raison pour nous, prêtres. Devenir Eucharistie! Que cela soit précisément notre désir et notre engagement constant, afin qu'au don du corps et du sang du Seigneur que nous faisons sur l'autel,s'accompagne le sacrifice de notre existence. Chaque jour, nous puisons du Corps et du Sang du Seigneur l'amour libre et pur qui fait de nous de dignes ministres du Christ et des témoins de sa joie. C'est ce que les fidèles attendent du prêtre: c'est-à-dire l'exemple d'une authentique dévotion pour l'Eucharistie; ils aiment le voir passer de longs moments de silence et d'adoration devant Jésus comme le faisait le saint curé d'Ars, que nous rappellerons de façon particulière lors de l'Année sacerdotale, désormais imminente.

Saint Jean Marie Vianney aimait dire à ses paroissiens: « Venez à la communion... Il est vrai que vous n'en êtes pas dignes, mais vous en avez besoin » (Bernard Nodet; le curé d'Ars. Sa pensée - Son cœur, éd. Xavier Mappus, Paris 1995, p. 119). Avec la conscience d'être inadéquats à cause des péchés, mais ayant besoin de nous nourrir de l'amour que le Seigneur nous offre dans le sacrement eucharistique, nous renouvelons ce soir notre foi dans la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie. Il ne faut pas considérer cette foi comme acquise! Aujourd'hui, il existe le risque d'une sécularisation latente également au sein de l'Eglise, qui peut se traduire en un culte eucharistique formel et vide, dans des célébrations privées de la participation du cœur qui s'exprime dans la vénération et le respect de la liturgie. La tentation est toujours forte de réduire la prière à des moments superficiels et hâtifs, en se laissant submerger par les activités et par les préoccupations terrestres. Lorsque, dans peu de temps, nous répéterons le Notre Père, notre prière par excellence, nous dirons: « Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien », en pensant naturellement au pain de chaque jour pour nous et pour tous les hommes. Mais cette demande contient également quelque chose de plus profond. Le terme grec epioúsios, que nous traduisons par « quotidien », pourrait également faire référence au pain « supra-substantiel », au pain « du monde à venir ». Certains Pères ont vu ici une référence à l'Eucharistie, le pain de la vie éternelle, du nouveau monde, qui nous est déjà donné aujourd'hui dans la Sainte Messe, afin que dès à présent, le monde futur commence avec nous. Avec l'Eucharistie donc, le ciel descend sur terre, le demain de Dieu se fond avec le présent et le temps est comme embrassé par l'éternité divine.

Chers frères et sœurs, comme chaque année, au terme de la Messe, se déroulera la traditionnelle procession eucharistique et nous élèverons, à travers nos prières et nos chants, une imploration commune au Seigneur présent dans l'hostie consacrée. Nous lui dirons au nom de toute la Ville: reste avec nous Jésus, fais-nous don de ta personne et donne-nous le pain qui nous nourrit pour la vie éternelle ! Libère ce monde du poison du mal, de la violence et de la haine qui empoisonne les consciences, purifie-le par la puissance de ton amour miséricordieux. Et toi, Marie, qui as été femme « eucharistique » toute ta vie durant, aide-nous à marcher unis vers l'objectif céleste, nourris par le Corps et par le Sang du Christ, pain de vie éternelle et médecine de l'immortalité divine. Amen !

© Copyright du texte original en italien : Librairie Editrice du Vatican
Traduction : Zenit


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Lundi 8 juin 2009

Remise du décret pontifical, le 29 mai

ROME, Lundi 25 mai 2009 (ZENIT.org) - Le  Conseil pontifical pour les laïcs a décidé de procéder à la reconnaissance du Système des cellules paroissiales d'évangélisation introduites en Europe, à Milan, il y a un peu plus de vingt ans (1988) et en large expansion aujourd'hui dans le monde. 

Le Conseil pontifical a demandé à Don Pigi Perini, président de l'organisme international des cellules paroissiales d'évangélisation, d'assurer la pérennité de cette méthode d'évangélisation et le décret de reconnaissance lui sera officiellement remis le 29 mai. 

« Traduire dans les faits ce désir d'évangélisation que Jean-Paul II a redonné à l'Eglise avec son pontificat... ; retrouver le sens et le dynamisme des premières communautés chrétiennes ... ; retrouver le chemin de la paroisse » sont  les pièces-maîtresses de la méthode proposée au travers de ces petites fraternités paroissiales dont le seul but est de servir l'Eglise,  en aidant chaque curé à redonner une conscience missionnaire à ses paroissiens.

Cette reconnaissance n'est donc pas la reconnaissance d'un mouvement mais la reconnaissance d'un service. En France, une vingtaine de paroisses proposent cette forme d'organisation. Un centre de formation aux cellules paroissiales d'évangélisation est installé à Sanary-sur-Mer (Var).

Chaque année depuis 20 ans est organisé à Milan un séminaire international de présentation du Système des cellules paroissiales d'évangélisation. Il aura lieu cette année du 3 au 7 juin.  

En attendant ces deux grands rendez-vous, ZENIT a interrogé le père Arnaud Adrien, responsable francophone des cellules paroissiales d'évangélisation, qui nous aide à comprendre quelle est exactement la place de ces cellules et leur manière d'agir face à l'évolution actuelle de nos sociétés ;  comment celles-ci peuvent aider à répondre au désir de « nouvelle évangélisation » manifesté par Jean-Paul II et dont Benoît XVI ne cesse de rappeler les exigences.  
 
 

ZENIT : P. Adrien , comment est né le principe des cellules paroissiales d'évangélisation? 

P. Adrien : Vous savez qu'il y a un grand élan d'évangélisation dans le monde entier qui touche toutes les confessions. Notamment tout le courant évangélique qui est extrêmement missionnaire. Et à partir de la Corée, avec un pasteur qui s'appelle Paul Yonggi Cho, est née une formule, une méthode d'évangélisation qu'on appelle les cellules de maison. Un prêtre américain, le père Michael Eivers, a d'une certaine manière, catholicisé la méthode et, avec succès, l'a importé dans sa paroisse, en mettant notamment en place l'adoration perpétuelle 24h sur 24, 7 jours sur 7, ce qui est assez remarquable. 

En 1987 don Pigi, le curé de Sant-Eustorgio à Milan est allé voir, sur les conseils d'amis, cette paroisse : une paroisse en flamme, en feu, et en est revenu radicalement converti. Il est devenu véritablement un pasteur missionnaire, transformant à son tour sa paroisse. Il a organisé des sessions de formation qui ont eu un impact dans le monde entier. Le Conseil pontifical pour les laïcs s'est aperçu que cette méthode irriguait bien des paroisses sur les 5 continents et a proposé à don Pigi de créer un organisme international afin qu'après lui, cette grâce-là puisse continuer à servir dans l'Eglise. 

ZENIT : Vous dites que ces cellules sont présentes un peu partout, qu'elles se sont répandues assez vite. Effectivement il n'aura fallu que 20 ans à ces cellules pour se développer dans le monde. A quoi attribuez-vous cela?  

P. Adrien : Au besoin surtout d'avoir une méthode pour traduire dans les faits ce désir d'évangélisation que Jean-Paul II a redonné à l'Eglise. En partant d'Evangelii nuntiandi de Paul VI, tout un courant d'évangélisation a irrigué l'Eglise. Et pour les curés de paroisses qui n'ont pas un nouveau mouvement, pour les soutenir, les cellules deviennent une possibilité de transformer la pastorale ordinaire en pastorale missionnaire, et c'est ça qui attire précisément dans la méthode des cellules : la possibilité de continuer la pastorale ordinaire en en faisant une pastorale missionnaire.  

ZENIT : Parlons justement de cette méthode. En quoi consiste-t-elle précisément ? 

P. Adrien : C'est une méthode très simple  qui ne demande pas d'avoir des capacités énormes. En fait le curé forme sa paroisse pour l'évangélisation. en utilisant le texte Evangelli nuntiandi, en prenant le temps de l'étudier et donner ainsi une conscience missionnaire à tous. (Jean-Paul II ne disait-il pas : « Toute communauté chrétienne qui n'est pas missionnaire n'est pas même une communauté chrétienne »).  

Donc le curé se doit d'infuser dans l'esprit de ses paroissiens ce désir pour l'évangélisation qui fait partie de notre grâce baptismale. Il va ainsi inviter chaque paroissien à faire partie d'une petite fraternité. On appellera cela une cellule. Pourquoi ? Parce que les cellules d'un corps qui grandit, qui se complexifie, se multiplient et permettent la croissance du corps. Donc il va inviter les paroissiens à constituer des cellules d'une dizaine de personnes. Il va former les leaders qui eux-mêmes formeront leurs co-leaders. Chaque paroissien va être appelé à servir les gens de son entourage. Ce qu'on appelle en terme technique l'oïkos, c'est-à-dire les gens qui sont dans notre entourage, des parents, les amis, les collègues de travail. Il revêtira à leur égard la tenue de service que Jésus prit pour laver les pieds de ses disciples. Il les invitera à venir dans la cellule et lorsque celle-ci  sera trop importante, elle se multipliera. Vous voyez que c'est très très simple.  

Ainsi le corps de la paroisse peut grandir et rejoindre les non pratiquants. Parce que les cellules sont faites vraiment pour les non pratiquants, pour ceux qui sont loin de l'Eglise. C'est une méthode très simple. C'est là-dessus que je veux insister pour que chaque prêtre puisse se dire : « c'est un bon moyen pour ma paroisse ». 

ZENIT : On dit que les paroisses se vident, de façon alarmante même, que les messes sont désertées, que le clergé manque. Comment cette méthode peut-elle aider à remplir ces églises, à attirer ces non pratiquants, à réveiller ces paroisses.  

P. Adrien : Déjà en redonnant une conscience missionnaire à chaque paroissien. C'est le préalable. Finalement ce n'est pas très difficile parce qu'aujourd'hui les chrétiens sentent qu'il faut se réveiller et évangéliser, sinon ce sont d'autres qui toucheront ceux qui cherchent un sens à leur vie. Or, quand un curé se mobilise vraiment, les paroissiens le suivent volontiers.  

Et du coup, comme je l'ai constaté moi-même lorsque j'étais curé de Sanary-sur-Mer en France, on s'aperçoit avec surprise que des gens qui n'y venaient plus, commencent à revenir à l'Eglise, et l'église se remplit. J'avais un nombre croissant de participants à la messe même en semaine. Et cette méthode permet même de résoudre certaines tensions très fortes en ce moment dans l'Eglise, comme par exemple la question des divorcés-remariés. Grâce à l'existence d'une communauté fraternelle construite par les cellules, je voyais avec joie et étonnement des divorcés remariés venir à la messe même en semaine, sans communier sacramentellement mais communiant réellement, différemment.  
 

ZENIT : Avez-vous des liens avec des communautés, des mouvements d'Eglise, comme par exemple la communauté de l'Emmanuel ou d'autres communautés ?  

P. Adrien : Les liens ne sont pas institutionnels. Qu'il y ait des liens de sympathie, oui, très certainement. Mais vous avez  noté que le Conseil pontifical pour les laïcs reconnaît un organisme international de service des cellules paroissiales d'évangélisation, autrement dit ce n'est pas un mouvement. On est seulement au service des curés de paroisse. La  structure hiérarchique des cellules est celle de l'Eglise locale : le curé et l'évêque, il n'y a pas d'autres niveaux. C'est-à-dire que l'organisme international reconnu par le Conseil pontifical n'a pas d'autorité directe sur les curés.   

Nous sommes là simplement comme soutien et comme service pour la diffusion et la formation, c'est un rôle très important mais limité. Donc nous n'avons pas de liens officiels avec d‘autres mouvements, mais notre intégration dans le Conseil pontifical pour les laïcs va permettre des rencontres. Nous vivrons ainsi de l'ecclésiologie de communion.  

ZENIT : Comment ces cellules ont été perçues dans votre entourage. Est-ce qu'il y avait de la crainte au départ ou cela s'est fait assez tranquillement ?  

P. Adrien : Non cela se fait toujours avec crainte, et tremblement, si je puis dire, parce que les cellules apparaissent comme quelque chose de nouveau qui crée un vrai dynamisme et, d'une certaine manière, demandent beaucoup  aux chrétiens pratiquants, parce qu'elles demandent d'évangéliser. L'évangélisation devient la première tâche de la vie, le devoir d'état du baptisé. « Je vous ai choisis pour que vous alliez et que vous portiez du fruit... » dit jésus à ses disciples. Cela implique une transformation de mentalité. Et comme l'Eglise catholique a baissé dans son dynamisme missionnaire, ce qui, entre parenthèse, a suscité l'encyclique Redemptoris missio, il faut aller un peu à contre-courant.  

Quand une paroisse lance une cellule, beaucoup de gens disent : « est-ce qu'il faut vraiment en faire autant ? Est-ce que ce n'est pas l'affaire des prêtres ? L'affaire des religieux simplement ? » et ça crée quelques tensions. Et puis petit à petit on voit des gens du quartier, de la commune, qui viennent à la messe. Et ça convertit des chrétiens qui voient la fécondité de la méthode.  

ZENIT : Cette manière d'attirer, de mobiliser, on la retrouve un peu également dans les parcours alpha qui ont, me semble-t-il, commencé aussi dans cet esprit et en suivant un peu le même principe, mais dans une vision plus œcuménique. Est-ce que cela est comparable ? 

P. Adrien : Il y a des ponts entre alpha et les cellules. Il y a une continuité possible. C'est ça l'intérêt. Alpha est une action ponctuelle qui, en dix rencontres et un week-end vise à faire faire l'expérience du Christ et de son Eglise. Il faut une suite. Les cellules en sont une car on y retrouve la même expérience fraternelle qui a touché dans Alpha, on y approfondit ce qui a été semé et on oriente les nouvelles énergies vers la mission.

Il y a donc une réelle complémentarité entre les parcours Alpha et les cellules. Les responsables d'Alpha en sont très conscients et nous aussi. 
 

ZENIT : Le Conseil pontifical pour les laïcs a décidé de reconnaître officiellement le Système de ces cellules paroissiales d'évangélisation. Quel impact attendez-vous de cette reconnaissance ? 

P. Adrien : Un impact externe et interne. Externe, cela veut dire que ceux qui contestaient la validité de la méthode, à cause de ses origines évangéliques ne peuvent plus le faire. De fait, Rome reconnaît la justesse de la méthode et lui donne un label de catholicité incontestable. Donc cette crainte-là tombe. Ce qui est déjà très important.  

En interne, cela va nous ouvrir nécessairement au monde entier. Puisque Rome affirme que c'est une méthode utile pour l'Eglise universelle, nous ne pouvons plus nous occuper que de notre paroisse. Le Concile Vatican II, dans Presbyterum ordinis, dit que chaque prêtre doit avoir le souci de toute les Eglises. Ce n'est pas seulement le souci des évêques. C'est le souci de tout prêtre que de porter, comme Paul, le souci de toutes les Eglises. Ainsi il faut donc que chaque curé comprenne qu'il a une responsabilité vis-à-vis d'autres paroisses et vis-à-vis d'autres pays. Cette reconnaissance de l'Eglise nous envoie. Nous sommes mandatés pour proposer aux Eglises locales qui le veulent, cette forme d'évangélisation.  

Isabelle Cousturier

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Samedi 9 mai 2009

" 24h de Vie" à Metz - 5 et 6 juin 2009



 

Les "24 h de Vie" sont un temps fort d'évangélisation vécu cette année conjointement avec huit autres villes du grand est de la France.

 

Cette manifestation est née à Strasbourg d'une longue amitié fraternelle entre le pasteur Kurt Maeder, responsable de la Communauté de Saint Nicolas et les responsables de la Communauté du Puits de Jacob, en particulier le père Bernard Bastian. Cette fraternité entre les membres s'est développée année après année par des rencontres de partage et de prière.

De cette fraternité est né le désir d’évangéliser ensemble en mettant en commun les dons et les charismes des deux Communautés. D’autres réalités d’Eglise et œuvres chrétiennes amies, - catholiques, protestantes et évangéliques -, ont été invitées dès le début à apporter leur contribution à cette manifestation. Tout se vit dans la fidélité aux Eglises et la communion avec leurs responsables.

La première édition des "24 h de Vie" a eu lieu à Strasbourg les 14 et 15 mai 2004. Depuis 3 autres villes d'Alsace organisent à la même date les "24 h de Vie", Haguenau, Colmar et Mulhouse. En 2008 Metz a rejoint pour quelques heures et cette année tout le grand Est s'implique avec notamment les villes de Belfort, Besançon, Epinal et Nancy.

 

Quelques points forts des "24 h de Vie"

 

L'évangélisation

Les "24 h de Vie" sont une annonce directe de la Bonne Nouvelle du salut en Jésus Christ. Il ne s'agit pas de présenter nos mouvements, nos organisations et nos œuvres, mais d'annoncer l'Evangile de toutes les manières possibles durant 24 h. C'est un appel à sortir de nos murs et à vivre cette évangélisation au cœur de la ville.

 

Ensemble : catholiques, protestants, évangéliques

"Qu'ils soient un, afin que le monde croie !" (Jn 17).

Il s'agit dans les "24 h de Vie" de vivre tout ce que l'on peut vivre ensemble en se réjouissant des dons et charismes fait aux autres Eglises, et ceci en profonde communion avec les responsables, dans le respect et l'estime mutuel.

 

La fraternité

"A ceci tous vous reconnaîtront comme mes disciples, à l'amour que vous aurez les uns pour les autres." (Jn 13)

C'est la fraternité entre nous qui évangélise. Dans la préparation nous veillons à vivre, outre des temps de prière, des moments fraternels pour se connaître, s'apprécier, faire tomber les préjugés, …

 

 

Déroulement

 

Durant les "24 h de Vie" les activités d'évangélisation sont très variées et dépendent des richesses et possibilités des différents groupes et réalités qui interviennent Ainsi selon les villes et les années l'on peut trouver les activités suivantes :

  • assemblée de prière, de louange et d'intercession pour la conversion de la ville
  • prière silencieuse par deux dans les rues
  • marche nocturne silencieuse
  • adoration
  • conférence
  • concerts "jeunes", karaoké
  • assemblée de prière pour la guérison, écoute et accueil des personnes
  • évangélisation dans la rue par le chant, la danse, le mime, les marionnettes, un clown, …
  • lâcher de ballons
  • concert classique
  • exposition d'art (peintures, sculptures, photos)
  • lecture continue de l'Evangile dans la rue
  • soirée Gospell
  • ….

 

Compte tenu de la variété des propositions, chacun peut participer selon ses attentes et ses talents. Et bien entendu il n'est pas question de vivre chacun la totalité des "24 h de Vie".

 

Programme des "24 h de Vie" 2009 à Metz

 

Vendredi 5 juin

 

Amphi Le Moigne - Ile du Saulcy

20 h 30 Conférence sur la bioéthique "Entre nos mains, la vie" par le Père Fabien FAUL

22 h      Soirée "Staying' Alive" avec le groupe "Met(z)is Worship"

24 h      Marche priante silencieuse aux flambeaux dans Metz

 

Samedi 6 juin

 

Eglise sainte Thérèse

  1 h 30 Louange, prière

  2 h 30 Adoration

  7 h      Laudes

  7 h 30 Prière – louange

  8 h 30 Petit déjeuner

 

10 h      Evangélisation dans la rue

             Marionnettes, chants et danses - Rue de la Chèvre

             Proclamation de l’évangile - Porche de la Cathédrale

 

Plan d'eau

12 h      Repas pique-nique en commun

14 h 30 Marionnettes, chants et danses

 

Porche de la Cathédrale

14 h 30 – 16 h 30 Proclamation de l’évangile

 

Eglise Sainte Ségolène

14 h 30 Prière pour la guérison

17 h      Concert classique

 

Ecole La Miséricorde

18 h 30 Apéritif dinatoire

20 h      Temps de louange et d'action de grâce et fin des "24 h de Vie" 2009

 

 

Partenaires

 

Les "24 h de Vie" 2009 à Metz sont organisées actuellement avec les partenaires suivants et cette liste n'est pas close :

Groupe Interconfessionnel d’Orny

Eglise Méthodiste

Groupe de la Nouvelle Evangélisation

Groupes de prière du Renouveau Charismatique Catholique

Groupe de prière interconfessionnel de Thionville

Groupe de jeunes de la paroisse protestante de Thionville

Groupe « Top Louange » de Terville

Missionnaires de l’Amour de Jésus

Librairie Certitude

Groupe de jeunes de la paroisse Ste Thérèse

Des membres des Jeunesses Franciscaines

Communauté du Chemin Neuf

Carmel de Plappeville

 

Cette liste n'est pas limitative, et tous ceux qui veulent rejoindre les "24 h de Vie" peuvent le faire. Pour cela et pour tous renseignements contacter :

Didier LUDMANN     03 87 52 46 37

Guy NOEL                  03 87 36 08 26

Pierre PATIENT          06 13 07 34 12

 

 

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Lundi 27 avril 2009

Visite du frère Timothy Radcliffe à Metz


Né en 1945, Timothy Radcliffe a enseigné l’Écriture sainte à l’Université d’Oxford.

Maître de l’Ordre des Prêcheurs de 1992 à 2001, il s’est fait connaître dans le monde entier par ses analyses et prises de position courageuses sur la société contemporaine, la situation de l’Église, ainsi que sur la vie chrétienne et la vie religieuse, offrant des perspectives stimulantes, dans un langage au ton moderne et libre.


Il vit actuellement au Couvent des Dominicains d’Oxford, mais passe une partie de son temps à enseigner et prêcher dans de très nombreux pays.

Programme de la viste de Timothy Radcliffe à Metz :

> Vendredi 1er mai, à 20h30 au grand amphi de l’Institution de La Salle à Metz-Queuleu, Timothy Radcliffe donnera une conférence sur le thème « Confiance, lève-toi, il t’appelle ». Son intervention lui permettra de nous dire comment il envisage d’être chrétien au XXIe siècle.

> Samedi 2 mai, le frère Timothy Radcliffe rencontrera les séminaristes. Il participera aussi à la veillée de prières pour les vocations qui se tiendra à l’église Sainte-Thérèse à 20h, prélude d’une nuit d’adoration dans cette même église.
 
> Dimanche 3 mai, à la Grand’Messe de 10h à la cathédrale, il assurera la prédication durant l’eucharistie présidée par Mgr Pierre Raffin, évêque de Metz. Cette messe sera animée par les jeunes qui auront participé au week-end Anima : une cinquantaine de jeunes auront travaillé différents aspects de l’animation liturgique (musique, chant, instruments, prise de parole...) afin de participer à cette messe, point d’orgue de leur week-end.
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Samedi 25 avril 2009

 


Marie-Paule et Jean-Paul Mordefroid

Consultants et formateurs en communication et management. Parents de 5 enfants.

 

L'Education, une aventure à deux voix : père et mère


 

Mercredi 29 avril 2009 à 20h30

à la salle des conférences de l’UDAF


 1, avenue Leclerc de Hauteclocque - Metz

 

                       Participation libre       

 

Organisée par l’AFC de Metz                                  

7, rue Mangin 57000 Metz - afc57metz@afc-france.org


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Dimanche 12 avril 2009

ROME, Dimanche 12 avril 2009 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte intégral du message de Pâques que le pape Benoît XVI a adressé à Rome et au monde, ce dimanche de Pâques à midi, du balcon situé sur la façade de la Basilique Saint-Pierre.

*  *  *

Chers Frères et Sœurs de Rome et du monde entier !

De tout cœur, je forme pour vous tous des vœux de Pâques avec les mots de saint Augustin : « Resurrectio Domini, spes nostra - la résurrection du Seigneur est notre espérance » (Sermon 261, 1). Par cette affirmation, le grand Évêque expliquait à ses fidèles que Jésus est ressuscité afin que nous-mêmes, pourtant destinés à mourir, nous ne désespérions pas en pensant qu'avec la mort la vie est totalement finie ; le Christ est ressuscité pour nous donner l'espérance (cf. ibid.).

En effet, une des questions qui cause le plus d'angoisse dans l'existence de l'homme est précisément celle-ci : qu'y-a-t-il après la mort ? À cette énigme, la solennité de ce jour nous permet de répondre que la mort n'a pas le dernier mot, parce que, à la fin, c'est la Vie qui triomphe. Et cette certitude qui est nôtre ne s'appuie pas sur de simples raisonnements humains, mais bien sur un fait historique de foi : Jésus Christ, crucifié et enseveli, est ressuscité avec son corps glorieux. Jésus est ressuscité pour que nous aussi, en croyant en Lui, nous puissions avoir la vie éternelle. Cette annonce est au cœur du message évangélique. Saint Paul le déclare avec force : « Si le Christ n'est pas ressuscité, notre message est sans objet, et votre foi est sans objet ». Et il ajoute : « Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes » (1 Co 15, 14.19). Depuis l'aube de Pâques, un nouveau printemps d'espérance envahit le monde ; depuis ce jour, notre résurrection est déjà commencée, parce que Pâques n'indique pas simplement un moment de l'histoire, mais le début d'une condition nouvelle : Jésus est ressuscité non pas pour que sa mémoire reste vivante dans le cœur de ses disciples, mais bien pour que Lui-même vive en nous et qu'en Lui nous puissions déjà goûter la joie de la vie éternelle.

La résurrection n'est donc pas une théorie, mais une réalité historique révélée par l'Homme Jésus Christ à travers sa « pâque », son « passage » qui a ouvert une « voie nouvelle » entre la terre et le Ciel (cf. He 10, 20). Ce n'est ni un mythe, ni un rêve, c e n'est ni une vision, ni une utopie, ce n'est pas une fable, mais un événement unique et définitif : Jésus de Nazareth, fils de Marie, qui au soir du Vendredi saint a été descendu de la Croix et mis au tombeau, est sorti victorieux de la tombe. En effet, à l'aube du premier jour après le sabbat, Pierre et Jean ont trouvé le tombeau vide. Madeleine et les autres femmes ont rencontré Jésus ressuscité ; il a été reconnu aussi par les deux disciples d'Emmaüs à la fraction du pain ; le Ressuscité est apparu aux Apôtres le soir venu dans le Cénacle et ensuite à beaucoup d'autres disciples en Galilée.

L'annonce de la résurrection du Seigneur illumine les zones d'ombre du monde dans lequel nous vivons. Je pense particulièrement au matérialisme et au nihilisme, à une vision du monde qui ne sait pas dépasser ce qui est expérimentalement constatable, et qui se retrouve inconsolée dans la conscience du néant qui serait le point d'arrivée ultime de l'existence humaine. C'est un fait que si le Christ n'était pas ressuscité, le « néant » serait destiné à l'emporter. Si nous retirons le Christ et sa résurrection, il n'y a pas d'issue pour l'homme et toute espérance demeure une illusion. Mais précisément aujourd'hui, éclate avec force l'annonce de la résurrection du Seigneur, et elle est la réponse à la question incessante des sceptiques, rapportée aussi par le livre de Qohélet: « Y a-t-il une seule chose dont on dise : "voilà enfin du nouveau" ? » (Qo 1, 10). Oui, répondons-nous, le matin de Pâques tout a été renouvelé. « Mors et vita/ duello conflixere mirando : dux vitae mortuus/ regnat vivus - La mort et la vie s'affrontèrent / en un duel prodigieux : / le Prince de la vie mourut ; / vivant, il règne ». Voilà la nouveauté ! C'est une nouveauté qui change l'existence de celui qui l'accueille, comme on le voit chez les saints. C'est ce qui est arrivé, par exemple, à saint Paul.

Bien souvent, dans le cadre de l'Année paulinienne, nous avons eu l'occasion de méditer sur l'expérience du grand Apôtre. Saul de Tarse, le persécuteur acharné des chrétiens, a rencontré le Christ ressuscité sur le chemin de Damas et il a été « conquis » par Lui. Le reste nous est bien connu. Il s'est produit chez Paul ce qu'il écrira plus tard aux chrétiens de Corinthe : « Si quelqu'un est en Jésus Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s'en est allé, un monde nouveau est déjà né » (2 Co 5, 17). Tournons notre regard vers ce grand évangélisateur qui, avec l'enthousiasme et l'audace de son action apostolique, a porté l'Évangile à tant de populations du monde d'alors. Que son enseignement et son exemple nous stimulent à rechercher le Seigneur Jésus. Qu'ils nous encouragent à mettre notre confiance en Lui, car désormais la conscience du néant qui tend à intoxiquer l'humanité a été submergée dans la lumière et l'espérance qui proviennent de la résurrection. Désormais, elles sont vraies et bien réelles les paroles du Psaume : « Même la ténèbre pour toi n'est pas ténèbre, et la nuit comme le jour est lumière ! » (138 (139), 12). Ce n'est plus le néant qui enveloppe toutes choses, mais la présence amoureuse de Dieu. Le règne de la mort a même été anéanti, parce que dans les « enfers » aussi le Verbe de vie, poussé par le souffle de l'Esprit, est arrivé (cf. v. 8).

S'il est vrai que la mort n'a plus aucun pouvoir sur l'homme et sur le monde, il subsiste cependant encore beaucoup, trop de signe de son antique domination. Si par la Pâque, le Christ a extirpé la racine du mal, il a toutefois besoin d'hommes et de femmes qui dans tous les temps et lieux l'aident à affirmer sa victoire avec les mêmes armes que lui : les armes de la justice et de la vérité, de la miséricorde, du pardon et de l'amour. C'est le message qu'à l'occasion de mon récent voyage apostolique au Cameroun et en Angola, j'ai voulu porter à tout le continent africain, qui m'a accueilli avec un grand enthousiasme et une grande disponibilité d'écoute. L'Afrique, en effet, souffre de façon démesurée des conflits interminables et cruels - souvent oubliés - qui déchirent et ensanglantent plusieurs pays ainsi que du nombre croissant de ses fils et de ses filles qui deviennent la proie de la faim, de la pauvreté, de la maladie. Je répéterai ce même message en Terre Sainte, où j'aurai la joie de me rendre dans quelques semaines. La difficile mais indispensable réconciliation, qui est la condition première en vue d'un avenir de sécurité commun et d'une cohabitation pacifique, ne pourra devenir réalité que moyennant des efforts renouvelés, persévérants et sincères, pour le règlement du conflit-israélo-palestinien. Depuis la Terre Sainte, mon regard s'étendra aux pays voisins, au Moyen-Orient, au monde entier. En un temps d'insuffisance globale de la nourriture, de trouble financier, de pauvretés anciennes et nouvelles, de changement climatique préoccupant, de violence et de misère qui contraignent de nombreuses personnes à quitter leur terre à la recherche d'une survie moins incertaine, d'un terrorisme toujours menaçant, de peurs grandissantes face à l'incertitude du lendemain, il est urgent de redécouvrir des perspectives capables de redonner l'espérance. Que personne ne se mette en retrait dans cette bataille pacifique inaugurée par la Pâques du Christ, Lequel - je le répète - cherche des hommes et des femmes qui l'aident à affirmer sa victoire avec les mêmes armes, celles de la justice et de la vérité, de la miséricorde, du pardon et de l'amour.

Resurrection Domini, spes nostra ! La résurrection du Christ est notre espérance ! Cela, l'Église le proclame avec joie : elle annonce l'espérance, que Dieu a rendu ferme et invincible en ressuscitant Jésus Christ d'entre les morts ; elle communique l'espérance, qu'elle porte dans le cœur et veut partager avec tous, et partout, spécialement là où les chrétiens souffrent la persécution à cause de leur foi et de leur engagement pour la justice et pour la paix ; elle invoque l'espérance capable de susciter le courage pour le bien aussi et surtout quand il est coûteux. Aujourd'hui, l'Église chante « le jour que le Seigneur a fait » et elle invite à la joie. Aujourd'hui l'Église prie, invoque Marie, Étoile de l'espérance, pour qu'elle guide l'humanité vers le port sûr du salut qui est le Cœur du Christ, la Victime pascale, l'Agneau qui « a racheté le monde », l'Innocent qui « nous a réconcilié, nous pécheurs, avec le Père ». À lui, le Roi vainqueur, à Lui le Crucifié et le Ressuscité, nous crions avec joie notre Alléluia !

[Texte original: Italien]

© Copyright : Librairie Editrice du Vatican


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Jeudi 9 avril 2009

Audience générale du 8 avril 2009 : le Triduum pascal

Texte intégral

ROME, Mercredi 8 avril 2009 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte intégral de la catéchèse prononcée ce mercredi par le pape Benoît XVI au cours de l'audience générale, sur la place Saint-Pierre.

* * * 

Chers frères et sœurs,

La Semaine Sainte, qui pour nous chrétiens est la semaine la plus importante de l'année, nous offre l'opportunité de nous plonger dans les événements centraux de la Rédemption, de revivre le Mystère pascal, le grand Mystère de la foi. A partir de demain après-midi, avec la Messe in Coena Domini, les rites liturgiques solennels nous aideront à méditer de manière plus vive la passion, la mort et la résurrection du Seigneur pendant les jours du saint Triduum pascal, foyer de toute l'année liturgique. Puisse la grâce divine ouvrir nos cœurs à la compréhension du don inestimable qu'est le salut que nous a obtenu le sacrifice du Christ. Ce don immense, nous le trouvons merveilleusement raconté dans un célèbre hymne contenu da ns la Lettre aux Philippiens (cf. 2, 6-11), que nous avons plusieurs fois médité au cours du Carême. L'Apôtre reparcourt de manière à la fois essentielle et efficace, tout le mystère de l'histoire du salut, évoquant l'orgueil d'Adam qui, bien que n'étant pas Dieu, voulait être comme Dieu. Et il oppose cet orgueil du premier homme, que nous ressentons tous un peu au fond de nous, l'humilité du vrai Fils de Dieu qui, en devenant homme, n'hésita pas à prendre sur lui toutes les faiblesses de l'être humain, à l'exception du péché, et alla jusqu'aux profondeurs de la mort. A cette descente dans l'ultime profondeur de la passion et de la mort suit son exaltation, la vraie gloire, la gloire de l'amour qui est allé jusqu'au bout. Et c'est pourquoi il est juste - comme le dit Paul -  que « tout, au nom de Jésus, s'agenouille au plus haut des cieu x, sur la terre et dans les enfers, et que toute langue proclame de Jésus Christ qu'il est le Seigneur » (2, 10-11). Saint Paul fait allusion par ces mots à une prophétie d'Isaïe où Dieu dit : Je suis le Seigneur, que tout s'agenouille devant moi au plus haut des cieux et sur la terre (cf. Is 45, 23). Cela - dit Paul - vaut pour Jésus Christ. Lui réellement, dans son humilité, dans la vraie grandeur de son amour, est le Seigneur du monde et devant lui réellement tout s'agenouille.

Combien ce mystère est à la fois merveilleux et surprenant ! Nous ne méditons jamais suffisamment cette réalité. Jésus, tout en étant Dieu, ne voulut pas faire de ses prérogatives divines une possession exclusive ; il ne voulut pas faire usage du fait d'être Dieu, de sa dignité glorieuse et de sa puissance, comme instrument de triomphe et signe de distance par rapport à nous. Au contraire, « il se vida lui-même » en assumant la misérable et faible condition humaine - Paul utilise à cet égard un verbe grec très fort pour indiquer la kénosis, cette descente de Jésus. La forme (morphé) divine se cacha en Christ sous la forme humaine, c'est-à-dire sous notre réalité marquée par la souffrance, par la pauvreté, par nos limites humaines et par la mort. Le partage radical et vrai de notre nature, partage en toute chose à l'exception du péché, le conduisit jusqu'à cette frontière qui est le signe de notre finitude, la mort. Mais tout cela n'a pas été le fruit d'un mécanisme obscur ou d'une aveugle fatalité : ce fut plutôt son libre choix, par adhésion généreuse au dessein salvifique du Père. Et la mort au devant de laquelle il alla - ajoute l'apôtre -  fut celle de la croix, la plus humiliante et dégradante que l'on puisse imaginer. Tout cela le Seigneur de l'univers l'a accompli par amour pour nous : par amour il a voulu « se vider lui-même » et se faire notre frère ; par amour il a partagé notre condition, celle de tout homme et de toute femme. Un grand témoin de la tradition orientale, Théodoret de Cyr, écrit à ce propos : « Etant Dieu et Dieu par nature et ayant l'égalité avec Dieu, il n'a pas estimé que ce fût quelque chose de grand, comme le font ceux qui ont reçu quelque honneur supérieur à leurs mérites, mais cachant ses mérites, il a choisi l'humilité la plus profonde et il a pris la forme d'un être humain » (Commentaire à l'épître aux Philippiens, 2, 6-7).

Prélude au Triduum pascal, qui commencera demain - comme je le disais - avec les rites suggestifs de l'après-midi du Jeudi Saint, la Messe chrismale solennelle est célébrée dans la matinée par l'évêque avec son presbyterium, et au cours de celle-ci sont renouvelées ensemble les promesses sacerdotales prononcées le jour de l'Ordination. C'est un geste d'une grande valeur, une occasion plus que jamais propice où les prêtres réaffirment leur fidélité au Christ qui les a choisis comme ses ministres. Cette rencontre sacerdotale prend en outre une signification particulière, parce qu'elle est en quelque sorte une préparation à l'Année sacerdotale, que j'ai souhaitée à l'occasion du 150e anniversaire de la mort du saint Curé d'Ars et qui débutera le 19 juin prochain. Toujours au cours de la Messe chrismale seront bénites l'huile des malades et l'huile des catéchumènes, et sera consacré le Chrême. Ce sont des rites à travers lesquels sont symbolisées la plénitude du sacerdoce du Christ et celle de la communion ecclésiale qui doit animer le peuple chrétien, réuni pour le sacrifice eucharistique et vivifié dans l'unité par le don de l'Esprit Saint.

Dans la Messe de l'après-midi, appelée in Coeni Domini, l'Eglise commémore l'institution de l'Eucharistie, le sacerdoce ministériel et le commandement nouveau de la charité, laissé par Jésus à ses disciples. Saint Paul offre l'un des témoignages les plus antiques de ce qui est survenu dans le Cénacle, la veille de la passion du Seigneur : « La nuit même où il était livré, le Seigneur Jésus - écrit-il, au début de l'an cinquante, se fondant sur un te xte qu'il avait reçu du cercle du Seigneur lui-même - prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : "Ceci est mon corps qui est pour vous Faites cela en mémoire de moi". Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : "Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi" » (1 Co 11, 23-25). Des paroles chargées de mystère, qui manifestent avec clarté la volonté du Christ: sous les espèces du pain et du vin, Il se rend présent avec son Corps donné et avec son sang versé. C'est le sacrifice de l'alliance nouvelle et définitive offerte à tous, sans distinction de race et de culture. Et de ce rite sacramentel, qu'il remet à l'Eglise comme preuve suprême de son amour, Jésus constitue ministres ses disciples et tous ceux qui poursuivro nt son ministère au cours des siècles. Le Jeudi saint constitue donc une invitation renouvelée à rendre grâce à Dieu pour le don suprême de l'Eucharistie, qu'il faut accueillir avec dévotion et adorer avec une foi vivante. Pour cela, l'Eglise encourage, après la célébration de la Messe, à veiller en présence du Très Saint Sacrement, en rappelant l'heure triste que Jésus passa dans la solitude et la prière au Gethsémani, avant d'être arrêté et d'être ensuite condamné à mort.

Nous arrivons ainsi au Vendredi saint, jour de la Passion et de la crucifixion du Seigneur. Chaque année, en nous tenant en silence devant Jésus cloué au bois de la croix, nous ressentons combien les paroles qu'Il a prononcées la veille, au cours de la Dernière Cène, sont pleines d'amour. « Ceci est mon sang de l'Alliance, répandu pour la multitude » (cf. Mc 14, 24). Jésus a voulu offrir sa vie en sacrifice pour la rémission des péchés et de l'humanité. Comme devant l'Eucharistie, ainsi, devant la passion et la mort de Jésus sur la Croix, le mystère devient insondable pour la raison. Nous nous trouvons face à  quelque chose qui humainement, pourrait paraître absurde : un Dieu qui non seulement se fait homme, avec tous les besoins de l'homme, non seulement souffre pour sauver l'homme en se chargeant de toute la tragédie de l'humanité, mais qui meurt pour l'homme.

La mort du Christ rappelle l'accumulation de douleurs et de maux qui pèsent sur l'humanité de tout temps : le poids écrasant de notre mort, la haine et la violence qui aujourd'hui encore, ensanglantent la terre. La passion du Seigneur se poursuit dans la souffrance des hommes. Comme l'é ;crit à juste titre Blaise Pascal : « Jésus sera à l'agonie jusqu'à la fin du monde, il ne faut pas dormir pendant ce temps » (Pensées, 553). Si le Vendredi saint est un jour plein de tristesse, il est donc dans le même temps un jour plus que jamais propice pour restaurer notre foi, renforcer notre espérance et le courage de porter chacun notre croix avec humilité, confiance et abandon en Dieu, assurés de son soutien et de sa victoire. La liturgie de ce jour chante: O Crux, ave, spes unica - Salut, ô croix, unique espérance ! ».

Cette espérance s'alimente dans le grand silence du Samedi saint, dans l'attente de la Résurrection de Jésus. En ce jour, les Eglises sont dépouillées et aucun rite liturgique particulier n'est prévu. L'Eglise veille en prière comme Marie et avec Marie, en partageant les mêmes sentiments de douleur et de confiance en Dieu. On recommande à juste titre de demeurer au cours de toute la journée dans un climat de prière, favorable à la méditation et à la réconciliation ; on encourage les fidèles à avoir recours au sacrement de la Pénitence, pour pouvoir participer réellement renouvelés aux fêtes de Pâques.

Le recueillement et le silence du Samedi saint nous conduiront dans la nuit à la Veillée pascale solennelle, « mère de toutes les veillées », lorsque s'élèvera dans toutes les églises et communautés le chant de la joie pour la résurrection du Christ. Une fois de plus, la victoire de la lumière sur les ténèbres, de la vie sur la mort, sera proclamée, et l'Eglise se réjouira dans la rencontre avec son Seigneur. Nous entrerons ainsi dans le c limat de la Pâque de Résurrection.

Chers frères et sœurs, préparons-nous à vivre intensément le Saint Triduum, pour participer toujours plus profondément au Mystère du Christ. La Sainte Vierge nous accompagne sur cet itinéraire, elle qui a suivi en silence le Fils Jésus jusqu'au Calvaire, en prenant part avec une grande peine à son sacrifice, coopérant ainsi au mystère de la Rédemption et devenant Mère de tous les croyants (cf. Jn 19, 25-27). Avec elle, nous entrerons dans le Cénacle, nous demeurerons au pied de la Croix, nous veillerons idéalement auprès du Christ mort en attendant avec espérance l'aube du jour radieux de la résurrection. Dans cette perspective, je forme dès à présent à votre égard les vœux les plus cordiaux pour une heureuse et sainte Pâque, avec vos famille s, vos paroisses et vos communautés.

Le pape a ensuite résumé sa catéchèse en plusieurs langues. Voici ce qu'il a dit en français :

Chers frères et sœurs,

Au cours du Triduum pascal, la liturgie nous invite à méditer la passion, la mort et la résurrection du Seigneur. Les rites de la messe chrismale, célébrée demain matin, expriment la plénitude du Sacerdoce du Christ ainsi que la communion ecclésiale qui doit animer le peuple chrétien réuni pour le sacrifice eucharistique et vivifié dans l'unité par le don de l'Esprit Saint. Au cours de la messe du soir, l'Eglise commémore l'institution de l'Eucharistie, le sacerdoce ministériel et le commandement nouveau de la charité, laissés par Jésus à ses disciples. Cette célébration nous invite à rendre grâce à Dieu pour le don de l'Eucharistie, que nous devons accueillir avec dévotion et adorer avec foi. Commémorant la passion et la mort de Jésus en Croix, le Vendredi saint est un jour de tristesse, mais il est en même temps le moment propice pour réveiller notre foi, pour renforcer notre espérance et notre courage afin de porter notre croix avec humilité et confiance en Dieu, sûrs de son soutien et de sa victoire. Dans le grand silence du Samedi saint, l'Eglise veille en prière, partageant les sentiments de douleur et de confiance en Dieu de Marie. Ce recueillement nous conduira à la Veillée pascale, où éclatera la joie de Pâques. Alors sera proclamée la victoire de la lumière sur les ténèbres, de la vie sur la mort et l'Eglise se réjouira de sa rencontre avec son Seigneur.

Je salue avec joie les pèlerins francophones, particulièrement les jeunes du Foyer vocationnel Jean-Paul II de Vannes ainsi que ceux du Collège Saint-Joseph de Lectoure. Pour que les fêtes pascales portent un fruit abondant, laissez-vous accompagner par Marie dans l'attente de l'aube de la résurrection. A vous tous, à vos familles, à vos communautés, bonnes et saintes fêtes de Pâques !

Puis le pape a salué les fidèles en différentes langues. En italien, le pape a salué en particulier la communauté de l'Aquila et des villages frappés par le violent tremblement de terre ces jours derniers.

Je souhaite une cordiale bienvenue aux pèlerins de langue italienne. En premier lieu, je renouvelle ma proximité spirituelle à la bien-aimée communauté de L'Aquila et des autres villages, durement frappés par le violent phénomène sismique de ces derniers jours, qui a provoqué de nombreuses victimes, de très nombreux blessés et d'immenses dégâts matériels. La sollicitude avec laquelle les autorités, les forces de l'ordre, les volontaires et les autres intervenants sont en train de porter secours à nos frères démontre combien est importante la solidarité pour surmonter ensemble des épreuves aussi douloureuses. Encore une fois, je souhaite dire à ces bien-aimées populations que le pape partage leur peine et leurs préoccupations. Très chers amis, j'espère venir vous rendre visite aussi rapidement que possible. Sachez que le pape prie pour tous, implorant la miséricorde du Seigneur pour les défunts, et pour leurs proches et les survivants le réconfort maternel de Marie et le soutien de l'espérance chrétienne.

Je salue également les participants au Congr&e grave;s international UNIV, organisé par la Prélature de l'Opus Dei. Chers amis je vous exhorte à répondre avec joie à l'appel du Seigneur pour donner un sens plein à votre vie : dans l'étude, dans les relations avec vos collègues, en famille et dans la société. « Beaucoup de grandes choses dépendent de ce que toi et moi - disait Josémaria Escrivà - nous nous comportions selon la volonté de Dieu. Ne l'oublie pas » (Chemin, 755).

© Copyright du texte original plurilingue : Librairie Editrice du Vatican
Traduction : Zenit

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Mercredi 8 avril 2009

 

Ce matin, à 10h, la messe chrismale a été célébrée à la cathédrale Saint-Etienne de Metz. Plus d'une centaine de prêtres, diacres et séminaristes du diocèse étaient réunis autour de Monseigneur Pierre Raffin, évêque de Metz, qui a consacré le saint chrême, cette huile parfumée utilisée pour les sacrements de baptême, de confirmation et d'ordination. Notre évêque a également béni les autres huiles saintes que sont l'huile des catéchumènes et l'huile pour le sacrement des malades.


Comme chaque année, la célébration a été l'occasion de mettre à l'honneur les prêtres jubilaires. Retrouvez la liste de ces prêtres jubilaires ainsi que des photos de la célébration sur http://catholique-metz.cef.fr


Vous pouvez également lire ci dessous l'homélie prononcée par Mgr Pierre Raffin:



 La Pâque du Seigneur est maintenant toute proche. Comment la célébrer en vérité si notre coeur est divisé et rempli d'animosité à l'égard de nos frères ? si nous ne sommes pas en paix avec notre Eglise et ses divers pasteurs ? L'Eglise catholique a été fortement secouée ces dernières semaines par la levée des excommunications, le 24 janvier, des évêques ordonnés en 1988 par Mgr Marcel Lefebvre. Beaucoup se sont exprimé sur ce sujet. Dans plusieurs interventions, j'ai essayé de faire comprendre ce qui s'est exactement passé et ce qui est en cause, je n'y reviens pas. Je voudrais présentement proposer quelques réflexions pour avancer. Tout d'abord, il me semble qu'il n'y a pas de bons et de mauvais frères séparés. Nous pouvons nous sentir plus en affinité avec tels ou tels, mais cela ne change pas la réalité de la séparation qui ne peut prendre réellement fin que dans la confession de la même foi. A la fin du deuxième Concile du Vatican, grâce à une décision commune du pape Paul VI et du patriarche Athénagoras, les anathèmes, mutuellement portés par Rome et Constantinople au moment de la rupture de juillet 1054, furent levés, pour autant, malgré ce geste de portée considérable, nous n'avons pas encore rétabli la pleine communion entre nos deux Eglises. Toutes proportions gardées, la levée d'excommunication par Benoît XVI ressemble à cette initiative de la fin du Concile, à cette forte différence près que les fidèles de Mgr Lefevbre n'ont pour l'heure donné aucun signe clair de leur désir de renouer avec l'Eglise dont ils se sont séparés. Dans un cas comme dans l'autre, les retrouvailles seront sans doute longues, mais nous ne pouvons pas en exclure la possibilité. Nous sommes tous invités à un approfondissement de notre foi et à ne pas surfer sur des opinions publiques plus ou moins inspirées de la foi catholique que véhiculent à plaisir les médias. La foi de l'Eglise catholique, telle que l'a réexprimée il y a quarante ans le 2ème Concile du Vatican, a été condensée dans deux ouvrages majeurs, recommandés par le pape Benoît XVI lui-même lors de sa venue en France, le Catéchisme pour adultes, publié en 1991 par les évêques de France, et le Catéchisme de l'Eglise catholique, promulgué en 1992 par le pape Jean-Paul II. C'est dans ces deux ouvrages que nous pouvons trouver l'expression la plus authentique de la foi catholique dans laquelle nous avons été baptisés. On cite souvent le sens surnaturel de la foi, dont a parlé la Constitution Lumen Gentium, au numéro 12, pour justifier le bien fondé de nouvelles opinions exprimées par les chrétiens. Mais, contrairement aux dires de certains, il ne suffit pas d'être baptisé et confirmé pour exprimer automatiquement le sens de la foi. Il faut adhérer pleinement à la foi de l'Eglise et en vivre habituellement. Les opinions des chrétiens, en tant que telles, ne sauraient être purement et simplement confondues avec le sensus fidei, même si elles sont majoritaires. Au moment de la crise arienne, seule une minorité a gardé la foi définie à Nicée ; si l'on avait alors confondu le sensus fidelium et l'opinion commune, toute l'Eglise eût été arienne. Par ailleurs, le sensus fidei fidelium n'est pas séparable du sentire cum Ecclesia dont a parlé saint Ignace de Loyola dans ses règles de discernement. Au cours de ces dernières semaines, de nombreux catholiques se sont réclamé, parfois avec passion, de la fidélité au deuxième Concile du Vatican. Comment ne pas s'en réjouir, à condition que la connaissance que l'on a du Concile, à quarante ans de distance, ne soit pas réduite à des clichés ou à des interprétations partielles ou partiales qui trahissent une méconnaissance du Concile lui-même. Je suis de ceux qui pensent avec Jean-Paul II, dans Novo millennio ineunte, que le Concile a été « la grande grâce dont l'Eglise a bénéficiée au XXème siècle ; et qu'il nous offre une boussole fiable pour nous orienter sur le chemin du siècle qui commence » (n° 57), mais, en même temps, j'attends que ceux qui s'en réclament le connaissent vraiment et complètement et je me refuse à opposer « les textes du Concile» et «l'esprit du Concile ». Dans sa lettre aux évêques du 10 mars dernier, le pape Benoît XVI écrit à juste titre : « A certains de ceux qui se proclament comme de grands défenseurs du Concile, il doit être aussi rappelé que Vatican II renferme l'entière histoire doctrinale de l'Eglise. Celui qui veut obéir au Concile, doit accepter la foi professée au cours des siècles et il ne peut couper les racines dont l'arbre vit ». Parce que la pénurie des prêtres s'accentue d'année en année sans signe fort de changement, toutes sortes de confusions sur le sacerdoce commun et le sacerdoce ministériel se répandent dans notre Eglise qui, quoi qu'on en dise parfois, n'ont aucun fondement dans l'enseignement de Vatican II. Vatican II a clairement distingué sacerdoce baptismal ou sacerdoce commun et sacerdoce ministériel ou hiérarchique. Comme le résume le CEC, « Le sacerdoce ministériel ou hiérarchique des évêques et des prêtres, et le sacerdoce commun de tous les fidèles, bien que 'l'un et l'autre, chacun selon son mode propre, participent de l'unique sacerdoce du Christ', diffèrent cependant essentiellement, tout en étant ordonnés l'un à l'autre. En quel sens ? Alors que le sacerdoce commun des fidèles se réalise dans le déploiement de la grâce baptismale, vie de foi, d'espérance et de charité, vie selon l'Esprit, le sacerdoce ministériel est au service du sacerdoce commun ; il est relatif au déploiement de la grâce baptismale de tous les chrétiens. Il est un des moyens par lesquels le Christ ne cesse de construire et de conduire son Eglise. C'est pour cela qu'il est transmis par un sacrement propre, le sacrement de l'Ordre » (n° 1547). Pour Vatican II, la vocation et la mission premières des fidèles laïcs, c'est l'évangélisation des réalités séculières (famille, économie, politique et culture). Pour parvenir à cette fin, l'apostolat des laïcs a besoin d'être organisé et soutenu par l'Eglise elle-même, notamment à travers des mouvements ou des associations de fidèles reconnus. Ce souci continue d'animer les évêques de France, comme en témoignent entre autres les travaux de notre dernière réunion provinciale. Mais cet effort d'évangélisation des réalités séculières, rendu plus urgent par la déchristianisation croissante, a besoin précisément du ministère des prêtres. Le pape Jean-Paul II le disait à N.-D. de Paris le 30 mai 1980 et le redisait en 1992 dans son Exhortation apostolique Pastores dabo vobis : « Plus le peuple de Dieu atteint sa maturité, plus les familles chrétiennes et les laïcs chrétiens assument leur rôle dans leurs multiples engagements d'apostolat, plus ils ont besoin de prêtres qui soient pleinement prêtres, précisément dans la vitalité de leur vie chrétienne ». Dans les années qui ont suivi le Concile, le nouveau droit de l'Eglise a invité les fidèles laïcs à prendre des responsabilités dans différentes instances, organisations et conseils (conseils pastoraux, mais aussi conseils économiques) afin de mieux discerner avec les pasteurs la volonté de Dieu. Cette vision de l'Eglise s'est avérée bénéfique : comment aurais-je pu promulguer en l'an 2000 le Projet Pastoral Diocésain sans le travail mené en commun par le Conseil presbytéral et le Conseil pastoral dans une belle harmonie. Au fil des ans, la pénurie persistante des vocations presbytérales a conduit l'Eglise, surtout depuis l'Exhortation apostolique Christifideles laici (n° 23), à promouvoir des ministères laïcs qui relèvent non pas du sacrement de l'Ordre, mais du baptême et de la confirmation, voire du sacrement du mariage. Malheureusement, la promotion de ces ministères laïcs s'est faite de façon trop empirique et sans réflexion suffisante sur leurs relations avec le ministère confié par Jésus aux Douze. Le labeur théologique doit être poursuivi en ce domaine. Merci en tout cas à nos frères et soeurs laïcs qui, d'une manière ou d'une autre, paient de leur personne pour que l'Eglise soit vivante et proche, communicante et appelante, selon les termes de notre Projet Pastoral Diocésain. Nous avons un urgent besoin de prêtres, je ne le répèterai jamais assez, car le déploiement du sacerdoce baptismal a besoin du sacerdoce ministériel et donc du ministère du prêtre. La promotion des vocations presbytérales n'est pas seulement l'affaire de l'évêque et du service des vocations, mais de tous les baptisés. A vous prêtres, qui « portez le poids du jour et de la chaleur », il importe de manifester que cela vaut la peine d'être prêtre et que cela remplit votre coeur. A vous frères et soeurs laïcs, il appartient de désirer des prêtres selon le coeur de Dieu et de les lui demander dans une ardente prière. Puisse l'année du prêtre voulue par Benoît XVI pour marquer le cent cinquantième anniversaire de la mort de saint Jean-Marie Vianney être l'occasion pour tous les catholiques de reprendre conscience de l'importance du ministère du prêtre et pour les jeunes de répondre à l'appel que les évêques de France leur adressent : venez au service de l'Eglise et de sa mission, comme prêtres diocésains (Lourdes, 3 avril 2009). Même si, espérons-le, à court ou moyen terme, les vocations presbytérales devaient être plus abondantes, le prêtre d'aujourd'hui et de demain devra tenir compte de la pluralité des ministères ; du développement du ministère diaconal envisagé par Vatican II (les diacres du diocèse sont à l'heure actuelle au nombre de cinquante quatre) et des diverses missions dûment confiées à des fidèles laïcs, notamment dans le cadre des Equipes d'Animation Pastorale. Les ministères dans l'Eglise ne sont pas de simples fonctions, ils supposent toujours un engagement de la personne. C'est particulièrement vrai du ministère des prêtres qui incarnent le Christ pauvre, chaste et obéissant donnant sa vie pour le salut du monde. Le début de l'Evangile de la messe de la Cène nous le rappellera demain : « Avant la fête de la Pâque, sachant que l'heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout » (Jn 13,1). Dès lors, suivre le Christ, surtout comme prêtre, c'est donner sa vie. Les engagements de l'ordination que les prêtres vont renouveler dans quelques instants ne sont pas des engagements contractuels, mais des vies données à la suite du Christ pour que les hommes aient la vie. Rendons grâce pour ces vies données, pour certains depuis de nombreuses années et qui produisent plus de fruit que nous ne pouvons le percevoir, et redisons la belle oraison du mardi de la 5ème semaine de Carême reprise des anciens sacramentaires pour la messe chrismale : « Seigneur, accorde-nous la joie de persévérer dans ta volonté ; afin qu'au long des jours, le peuple dévoué à ton service augmente en nombre et grandisse en sainteté ». Parce que le célibat sacerdotal est intimement lié à la suite du Christ, bon pasteur donnant sa vie, l'Eglise latine n'appelle à l'ordination presbytérale que des hommes qui ont la volonté de garder le célibat en vue du Royaume. « Appelés à se consacrer sans partage au Seigneur et à ses affaires, commente le CEC, ils se donnent tout entiers à Dieu et aux hommes. Le célibat est un signe de cette vie nouvelle au service de laquelle le ministre de l'Eglise est consacré ; accepté d'un coeur joyeux, il annonce de façon rayonnante le Règne de Dieu » (n° 1579). Certains, je le sais, estiment que, ce faisant, l'Eglise latine met la barre trop haut et qu'elle trouverait sûrement un surcroît de prêtres en ordonnant des hommes mariés, comme cela se fait dans les Eglises orientales, y compris catholiques. Je ne partage pas cette opinion, et je suis convaincu, comme le disait Paul VI dans Sacerdotalis caelibatus, à la suite de Presbyterorum ordinis (n° 16), que ce choix qui remonte à l'âge apostolique présente une haute convenance avec le sacerdoce du Nouveau Testament et que pour cette raison il doit être maintenu.

Le Dieu que nous servons est le Dieu de la joie, d'une joie capable de réjouir le coeur des jeunes, comme nous le rappelait hier l'antienne Introibo ad altare Dei de la messe tridentine. Frères et amis prêtres, en ce temps de crise, nos contemporains attendent de nous que nous soyons pour eux serviteurs de la joie, dans la continuité de l'apôtre Paul qui écrivait aux Corinthiens : « il ne s'agit pas d'exercer un pouvoir sur votre foi, mais de collaborer à votre joie » (2 Co 1, 24). Certes les temps sont durs, mais cela ne devrait pas nous empêcher de témoigner que « la joie du Seigneur est notre rempart » (Ne 8,10), car la condition du chrétien - et donc celle du prêtre -, toute transfigurée qu'elle soit par la lumière de la Résurrection, est marquée du signe de la croix. « Allons de l'avant dans l'espérance, nous disait Jean-Paul II au terme de l'année jubilaire 2000, nous pourrons compter sur la force de l'Esprit lui-même, qui a été répandu à la Pentecôte et qui nous pousse aujourd'hui à reprendre la route, soutenus par l'espérance 'qui ne déçoit pas' (Rm 5,5) » (Novo millennio ineunte, n° 58)




+fr. Pierre RAFFIN, o.p. évêque de Metz

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Vendredi 3 avril 2009

 Prenez les 2 minutes nécessaires pour entendre le Père Vincent Meyer nous parler lui-même de la Mission qui aura lieu à Clouange pendant la Semaine Sainte !!!

http://missionpaques2009.blogspot.com/

 



Découvrir l’Amour de Celui qui a tout donné pour moi !

 

Annoncer l’Amour de Dieu à ceux qui ne le connaissent pas !

Vivre ensemble la joie de la résurrection !

 

Du 4 au 12 avril 2009, venez vivre une semaine sainte missionnaire. La communauté de paroisses Sainte Famille de Justemont vous invite à la rejoindre pour annoncer au monde l'Amour que Dieu veut donner à tous.


Pendant 10 jours, au rythme des célébrations liturgiques de la semaine sainte, vous êtes invités à mettre vos pas dans ceux du Christ, et à témoigner de votre foi aux habitants de nos paroisses. Par des rencontres dans les quartiers, auprès des jeunes, sur le marché, dans des veillées ou dans les familles qui vous accueilleront, vous pourrez partager ce qui est au coeur de votre vie.



P. Brice +
et l'Équipe d'Animation de la Mission

 

 

Communauté de paroisses Catholique

Ste Famille de Justemont
58 rue Clémenceau
57185 Clouange

Tél: 03-87-67-03-41

 

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Parole missionnaire

 

"L’Église se multipliait avec l’insistance de l’Esprit. " Ac 9, 26-31
"Mes enfants, nous devons aimer : par des actes et en vérité " 1 Jn 3, 18-24
"Demeurez en moi, comme moi en vous." Jn 15, 1-8

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